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Sulfure d’hydrogène : comment l’éviter ?

De nombreux employés et riverains se plaignent des nuisances olfactives générées par votre station d’épuration ? Le sulfure d’hydrogène, ou hydrogène sulfuré, en est très certainement la cause. Afin d’éliminer le sulfure d’hydrogène existant dans vos conduits, et pour éviter qu’il ne s’en forme et ne s’en échappe davantage, nous vous proposons une solution. Petit guide sur ce gaz toxique.

Qu’est-ce que le sulfure d’hydrogène ?

Le sulfure d’hydrogène, ou hydrogène sulfuré, est un gaz inflammable, incolore et toxique, que l’on reconnaît à son odeur d’œuf pourri. Ses molécules sont composées de deux atomes d’hydrogènes et d’un atome de soufre (H2S).

Molecule 3D

Le sulfure d’hydrogène est naturellement présent dans :

  • Les gaz humains et animaux
  • Les gaz de roches poreuses
  • Les gaz volcaniques (parfois émis sans aucun autre signe d’activité volcanique)
  • Les sources chaudes
  • Le pétrole

L’H2S est également produit en grande quantité lors de la décomposition et de la fermentation anaérobie de substances organiques, c’est-à-dire dans les fosses à ordures, les puits, les tunnels, ou encore les zones d’assainissements que nous évoquerons ici.

Enfin, le sulfure d’hydrogène provient également d’autres activités industrielles, comme la transformation de produits alimentaires, le raffinage du pétrole ou la papeterie.

Comment se forme le sulfure d’hydrogène ?

Lors du traitement des eaux usées, les conduites d’eau sont souvent en phase dite d’anaérobie. L’anaérobie favorise la formation de sulfure de d’hydrogène qui, une fois libéré, provoque de multiples risques et incommodités, tant au niveau sanitaire qu’au niveau des infrastructures. L’ H2S peut ensuite être à l’origine d’autres réactions chimiques aggravant davantage la situation.

Risques et incommodités sanitaires :

  • Odeur nauséabonde
  • Intoxication faible : nausées, vomissements, vertiges
  • Intoxication forte : à partir d’une certaine concentration dans l’air (dès 150 à 200 ppm), l’hydrogène sulfuré anesthésie le nerf olfactif, le rendant indétectable. Ceci s’avère extrêmement dangereux puisque le sulfure d’hydrogène devient mortel lorsque ses concentrations dépassent les 500 ppm

Risques au niveau des infrastructures :

La corrosion des ouvrages d’assainissement : c’est au contact des parois des collecteurs que le sulfure d’hydrogène se transforme en acide sulfurique attaquant biochimiquement le béton et les autres métaux. Ces réactions en chaînes peuvent aboutir à des conséquences graves telles que l’effondrement de la canalisation.

Ainsi, le sulfure d’hydrogène étant créé en grande quantité dans les réseaux d’assainissement, il est primordial de lutter contre sa formation, pour améliorer les conditions de vie des riverains alentours et prolonger la durée de vie des ouvrages d’assainissement.

L’innovation pour lutter contre la formation d’H2S

Face aux différents risques évoqués, de nombreuses entreprises se sont spécialisées dans la lutte contre la formation de sulfure d’hydrogène. L’injection de réactifs tels que le chlorure ferrique et le nitrate de calcium permet par exemple de réduire fortement l’apparition de ce gaz toxique aux points de refoulement ainsi qu’en entrée de station d’épuration.

Depuis 2008, la société Klearios, spécialisée dans le traitement de l’air, des COV (composés organiques volatiles) et des odeurs, a développé un procédé original d’injection optimisée de réactif anti-H2S. L’innovation proposée par Klearios consiste à calculer à chaque moment la quantité exacte de réactif nécessaire par rapport aux quantités d’H2S qui vont se former dans les conduites de refoulement anaérobies, grâce à un programme spécifique développé par Klearios, logé dans un automate communicant sur Internet et pilotable et paramétrable à distance. Ce dernier va recueillir, grâce à des capteurs, toutes les données liées à la formation d’H2S, pour doser le produit en quantité nécessaire et suffisante à chaque instant tenant compte ainsi des variations, parfois très importantes, de la production d’H2S au cours de la journée. Toutes les données de dosage et des effluents sont ensuite représentées graphiquement sur le site Internet dédié e-Doz. Votre réactif est ainsi dosable en temps réel depuis n’importe quel ordinateur ou smartphone. Le dispositif vous permet de quasiment supprimer le sulfure d’hydrogène et d’ainsi faire des économies (entre 30 et 50%) sur votre consommation de réactif, quel qu’il soit, par rapport aux autres contrôleurs de dosage sur le marché ou à un fonctionnement manuel. L’abattement de la concentration d’H2S peut être supérieur à 95%.

Klearios, qui a déjà équipé des dizaines de postes d’injection en France, propose également ses diagnostics pour l’implantation et le dimensionnement de tels équipements.
Enfin, si vous disposez d’un budget restreint ou que vos concentrations en H2S ne sont pas trop élevées, Klearios vous propose des procédés curatifs pour traiter l’émission d’H2S dans l’air, comme par exemple le procédé le procédé CarboKlear qui fonctionne par chimisorption (médias adsorbants enrichis). N’hésitez pas à contacter Klearios pour leur décrire votre problématique et bénéficier d’une solution adaptée à vos besoins.

Source photo :
Pixabay

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